Quant au livre « Crier à tue-âme (Essai sur le bas-fond) », j'ai demandé à Lise Martin de m'en faire la préface. Je travaillais sur ce livre depuis 5 ans. Lise, une amie d'Anne, vivait à ce moment une période difficile. Ainsi je croyais, à ce moment, que le livre aurait pu lui être bénéfique. De plus, Lise est chargée de cours en littérature à l'Université Laval. Elle était, selon moi, à ce moment précis de mon existence, la personne tout à fait désignée pour accomplir cette mission. Mise à part la participation encore aussi assidue qu'auparavant de Anne et de Linda, elle fut davantage marquée, cette fois, par une constance, une persévérance et une patience sans borne qui pourraient facilement se définir par un amour inconditionnel. Cet amour a déteint dans ces écrits et est empreint de ce qui y est véhiculé.
La présente édition « Crier à tue-âme (Essai sur le bas-fond) » répond d’abord à une demande sans cesse grandissante depuis le lancement du deuxième livre, puisque le tirage initial de mon premier volume, à près de 1000 exemplaires, a été écoulé. La déception de ceux qui désiraient se le procurer en vain était justifiable et leur envie tout à fait loyale et, par conséquent, leur demande estimable. Le dernier exemplaire a été vendu au lancement de « Une présence qui devient transparence », en 1999.
D’un autre côté, loin de moi était l’idée de retourner une fois de plus, une fois encore, en arrière puisque j’ai obtenu, avec le temps, une attitude qui me permet de vivre le moment présent dans une perspective d’avenir qui m’oblige sans cesse à ne voir que les solutions et d’avoir perdu de vue le sens des problèmes. Je croyais que « D’un ange révolté à Dieu » faisait partie ou relatait davantage des parties du problème dans ma vie que des solutions, contrairement au deuxième où je souhaitais poursuivre mon cheminement la tête droite en regardant en avant.
Le monde a beaucoup apprécié le premier volume parce qu’il s’identifie et se voit dans cette souffrance que j’ai vécue. Après mûre réflexion, j’ai repensé à tous les commentaires, j’ai pesé le pour et le contre à partir des critiques a priori constructives et j’en suis venu à la conclusion que, oui, je pourrais envisager un deuxième tirage. Et cette fois-ci, commenté avec ma vision d’aujourd’hui ; je le compléterai et corrigerai davantage afin de rendre sa compréhension plus limpide et transparente.
Enfin, améliorer sa qualité d’impression et faire en sorte que ce livre ne fasse plus partie, pour moi, du problème mais d’une réalité encore actuelle et bien réelle. Parfois, je respecterai les écrits intégraux. Ce leitmotiv se divisera en trois grands fils conducteurs soit la réédition « D’un ange révolté à Dieu », en meilleure de ce qu’il était. Donc, je ne vous cache pas mon insatisfaction en ce qui le concerne et qui se transformera, dans ce présent ouvrage, en ma plus grande satisfaction. Il est permis de changer d’idée, plus encore, il est permis ici de me reprendre une seconde fois, une ultime fois.
Le fait accompli est qu’une fois de plus, je poursuis ce que j’ai commencé. Il y a toujours place pour l’amélioration et tout devient possible lorsqu’on a conscientisé qu’au fond, on a toujours le choix.
Le deuxième fil conducteur fera, en outre, la transition qui n’était pas établie entre premier et le deuxième livre. Le troisième volume passera par un cheminement entre les relations des quatre chapitres lequel n’était pas explicite. Il s’agissait, pour moi, de lacunes que je tenterai ici de corriger afin de rendre les écrits moins hermétiques. L’absence de ponctuation appauvrissait le sens des écrits. Il y aura en outre ajout de textes. En fait, le texte aura doublé dans le but d’en faciliter la compréhension par le passage du bas-fond à la relation avec l’âme et qui donne tout le sens au titre : « Crier à tue-âme (Essai sur le bas-fond) ». Par conséquent, s’effectuera la transition avec premier et le deuxième livre qui révèle les étapes de l’évolution de l’âme lesquelles nous élèvent vers Dieu. Donc, il se caractérisera davantage cette fois comme un livre relatant une expérience sensorielle délivrante, comparativement à l’autre davantage axé sur l’expérience spirituelle.
L’édition précédente datait de 1992. Cette édition a été revue et corrigée, aujourd’hui, 12 ans après son lancement. À ce moment, j’avais essayé de m’exprimer par toutes sortes de manière, de trouver un style qui me soit propre, de trouver les mots à mettre sur ces états d’âme. À ce stade ou à ces égards, c’était, pour moi, à cette époque, davantage un essai qui ne portait guère à croire qu’il y aurait une suite. Ce que je sais c’est que, malgré le fait que j’étais en état d’apprentissage, que j’utilisais des métaphores et des symboles pour me camoufler inconsciemment, le message a tout de même passé. J’étais stupéfait, la motivation première à ma décision de le rééditer était forte, du même fait, elle a ravivé la passion qui m’habitait à ce moment et me rappelait ce qu’un ami m’avait dit : « tu as su, Michel, sublimer ta pensée ». C’est ce que je tenterai de faire une fois de plus et encore plus.
Ainsi, le troisième livre de cette trilogie aura un rôle bien particulier, similairement au rôle que l’âme aura à jouer, celui des les unifier, celui de les marier afin qu’ils véhiculent un seul message : l’espoir. En effet, il viendra renchérir tout ce qui a été fait jusqu’à présent, tout en bouclant la boucle. Ce troisième livre deviendra le premier et le deuxième. « Une présence qui devient transparence » se retrouvera troisième. Mais en réalité, le troisième livre sera celui-ci qui parlera des relations, de l’âme et du bas fond. Ainsi, à eux, ils formeront l’ensemble du message.
Orangé de l'album TERRE NOUVELLE |